DOSSIER

CRIMES DE GUERRE CHINOIS AU VIETNAM

 

Document
Le Courrier du Vietnam
Hanoi 1979


UN MOIS D'EXPLOITS DE LA GRANDE ARMÉE DU CRIME


Au cours de la guerre de destruction américaine contro le Nord Vietnam entre 1965 et 1972, Pékin a plus d'une fois claironné ótre pour Hanoi « un arrière digne de confìance ». Mais les dirigeants chinois n'en continuaient pas moins a se gargariser de cette déclaration « en l'air » : « Si vous ne touchez pas a moi, je ne toucherai pas a vous ; si vous touchez a moi, je ne manquerai pas de toucher a vous. »

Devenus formules a force d'ètre ressassés par l'appareil de propagande chinois, ces dires souvent bourrés de pléonasmes pouvaient sembler au prime abord des lieux communs dénués de signification. Ils recelaient au contraire un contenu bien definì pour peu de les decoder. Ce que ne manque pas de faire Washington.
Et c'est ainsi que l'US Air Porce qui, dans le cadre de son escalade du 17e parallèle jusqu'aux confìns septentrionaux du Nord Vietnam, n'hésitait pas a bombarder sauvagement les régions les plus reculées comme Dien Bien Phu, s'arréta toujours a une bonne distance de la frontière chinoise, suffisamment pour ne pas inquiéter Pékin.

Le 17 février 1979, jetant le masque, les autorités chinoises lancerent leurs troupes contre le Vietnam sur toute la ligne frontière longue de 1460 km. Ce n'était, disaient-elles, qu'une contre-offensive d'autodéfense effectuée par leurs gardes-frontières. En réalité, onze corps d'armée étaient mobilisés, sans comter les divisions indépendantes, totalisant 600.000 hommes, appuyés par des centaines de chars et de blindés, des milliers de pièces d'artillerie.
Cette armée, écrasante par son nombre et ses moyens, allait cependant étre stoppée dans sa progression vers le delta du Fleuve Rouge ; elle se contentait de dévaster une bande de terre de 10.000 km2 dans les six provinces de Quang Ninh, Lang Son, Cao Bang, Ha Tuyen, Hoang Lien Son et Lai Chau, correspondant exactement a cette partie du territoire vietnamien épargnée par l'aviation américaine pour prix de la complicité chinoise.
En un mois d'agression — du 17 février au 16 mars —l'« Armée populaire de libération chinoise » devait ainsi mener a bien l'oeuvre de destruction de grande envergure laissée inachevée par les impérialistes américains sept années plus tòt.

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Un soldat du 41e corps d'armée chinois fait prisonnier a Cao Bang le 23 février 1979 a avoué: «Nous avons apergu deux enfants vietnamiens, de huit et de quatre ans environ ; ils cherchaient a couper a travers champ pour gagner l'orée de la forét.
Un de mes compagnons les mit en joue et s'apprétait a tirer. L'adjomt politique de l'unité le retint d'un geste: «Camarade Li Chun, est-ce que tu hais les petits hégémons vietnamiens ? » Li Chun ayant donné une réponse affirmative, l'adjoint politique se mit a lui expliquer par geste ce qu'il attendait de lui. Li Chun se mit alors a pourchasser les enfants et les obligea ensuite a se tenir l'un contre l'autre, avant de les transpercer a coups de baionnette. »

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